Comme vous le savez tous depuis l'article de Mr_Anzai, je suis un fan inconditionnel du show télévisé anglais Top Gear (oui "Show", parce que "émission" ou "série", ce n'est vraiment le bon terme).Très franchement, il est inutile de tenter de comparer la prestation de Clarkson, Hammond et May aux autres programmes traitant d'automobile et à plus forte raison à leurs homologues français.
Non, vraiment, qui d'autre peut se vanter, entre autres :
- D'avoir conduit la Bugatti Veyron à 407 km/h.
- D'avoir traversé la manche en Nissan Terrano hors-bord.
- D'avoir battu le TGV entre Gilford et Monaco à bors d'une une Aston Martin DB9.
- D'avoir, et ce n'est pas la moindre de leurs performances, atteint le pôle nord au volant d'une voiture (Eh oui, personne ne l'avait fait avant Clarkson et May).
Pendant ce temps, Dominique Chapatte nous gratifiait de comparatifs de portes gobelets en plastique moussé sur des compactes diesel à moins de 22000 euros. Si l'on peut débattre de l'utilité de tels sujets, l'ennui qu'ils provoquent est lui indiscutable.
Alors forcément, l'humour, la liberté de ton, et les pneus qui fument d'un Supercar, ne peuvent que réveiller les sens d'un amateur d'automobile. Un parti pris qui ne manque pas de payer puisque Top Gear s'est vu gratifier d'un Emmy, d'un Bafta et du titre, plus officieux, de show le plus téléchargé (un total estimé de 385 millions de spectateurs de part le monde).
Il m'était donc impensable de rater la première déclinaison "locale" sous-licence...
"Some say they that if you read Vauxhall upside down it actually spells "H-O-L-D-E-N" and that over there fuel flows clockwise out of their tank. All we know is, the show is called... Top Gear Australia!"
Et pour ne rien vous cacher ça commence franchement mal : Au yeux des britanniques, leurs cousins d'océanie leur sont en de nombreux points semblables tout en étant considérablement plus vulgaires, bourrus et globalement dénués de toute forme de subtilité ou de raffinnement. Ce sont là de bien vilains préjugés, mais qui s'appliquent fort bien pour décrire le mal dont souffre le show diffusé sur SBS.
Dès les premières minutes, on sent qu'il s'agit d'avantage d'une copie que d'une adaptation. Tous les ingrédients sont là, mais la mayonnaise ne prends pas :
- Trois animateurs, mais qui n'ont aucune forme de complicité et qui manquent serieusement de charisme (l'un des points fondamentaux de Top Gear).
- Des défis, mais qui semblent tirés aléatoirement d'un chapeau et qui ne collent pas avec la personnalité des animateurs.
- De l'humour, mais tout sauf naturel.
A trop vouloir reproduire la formule qui fonctionne, ils ont totalement oublié d'y incorporer leur propre touche. Si l'on en doutait encore, Top Gear Australia nous prouve que présenter l'automobile comme un art de vivre plutôt que comme malédiction planétaire, requiert un certain talent. Certainement qu'il faut laisser le temps au programme de trouver son ton; En attendant je reste fidèle à la version originale.
Et si par hasard, à la lecture de cet article, certains d'entre vous se rendaient compte qu'il est grand temps de visionner quelques épisodes de Top Gear version Clarkson, sachez que le grand retour est prévu pour le 2 novembre sur BBC2 (et dès le lendemain sur YouTube).
* Il s'agit du slogan quasi officiel, utilisé de manière récurrente par Clarkson et sa bande pour décrire leurs exploits.











1 commentaires:
Depuis le temps, faut vraiment que je me trouve un moment pour m'en mater un en entier.
Je me fais ça ce WE sans faute !
Enregistrer un commentaire